L’horizon du futur antérieur

École La Mennais ; Projet d’intégration des arts à l’architecture, Mascouche

2015. 530 X 150 X 150 cm. Béton fibré DUCTAL, pigment bleu, fonte d’aluminium

«Dans le regard d'enfance
L'horizon du futur antérieur...
L'éternité aussi à des racines» Gaston Miron

Une crue de la rivière emporte un arbre creux et le dépose sur la berge. Un ourson orphelin y trouve refuge et y passe l'hiver. Devenu grand et géant, l'ours reconnaissant des bienfaits des lieux plante cet arbre à la verticale. Un Algonquin témoin de la scène nomme la rivière « Mascouche » soit, en amérindien, l'équivalent d'« ourson ». Depuis ce temps un hibou habite cet arbre. Il raconte des histoires à ceux qui veulent bien écouter. Sa popularité désigne le lieu comme celui de l'enseignement, une école s'implante.

Arbre à hibou

Arbre creux, nœud de l'histoire. Tout tourne autour de lui. Entre les trois racines, il y a assez d'espace pour permettre de se glisser et tenter de lorgner vers le haut pour découvrir des secrets..
Arbre vecteur de l'imagination. L'enfant l'aborde par le jeu. Il suit alors les chemins du rêve et de la créativité.

Arbre qui inspire les bédéistes, qui se propose en élément théâtral pour les arts de la scène.
Écologie, arbre que l'on doit préserver lors de l'exploitation forestière parce que lieu de nidification ou perchoir (espace habitable).

Hibou perché, hibou tout yeux, l'immobilité de son regard à la fois fascine et témoigne de son observation attentive du monde qui l'entoure. Ceci le mène à la connaissance de ce monde et suggère la réflexion.

Hibou à deux faces, premièrement, inspiré de la rotation de sa tête qui permet à l'oiseau de voir autant derrière, (le passé, l'histoire) que devant, (le présent et l'anticipation de l'avenir); deuxièmement, mis en relation avec les masques symboles, l'un de la tragédie et l'autre de la comédie.